Garder ses racines pour mieux s’intégrer

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Garder ses racines pour moi, c’est se rappeler qui l’on est, d’où l’on vient. Au Canada, il y a une question qui est souvent posée aux immigrants: « Where are you coming from »? Quand elle est demandée aux enfants qui sont nés ici, il y a comme un malaise. Ceux qui naissent au Canada sont de nationalité canadienne. Des fois ils se taisent, ou alors expliquent qu’ils sont nés ici mais que leurs parents viennent de…

Garder nos racines intactes et en être fiers

Je pense que vivre dans un autre pays et s’y intégrer demande du temps et un certain savoir-faire. Si l’on parvient à prendre et apprendre tout ce qui peut l’être dans la culture du pays d’accueil sans méconnaître ses propres valeurs, à respecter la loi tout en enseignant à ses enfants le respect de soi et de la communauté, à stimuler ces derniers à apprendre les langues du pays d’accueil sans oublier sa langue maternelle, on peut s’adapter sans se renier ni perdre pied. Etre conscient de ses origines devient alors une solide fondation pour se propulser plus loin dans la réalisation de soi.

De bons souvenirs dans la sauvegarde de nos racines

Préserver ses racines c’est aussi garder intacts les bons souvenirs, être au courant de se qui se passe dans son pays d’origine, se rappeler des représentations artistiques qui relient  à tel ou tel moment de sa propre histoire, pour ne citer que ça. Ceci me fait penser à ces deux chansons qui s’attachent respectivement à mes racines spirituelles et professionnelles. La première dit entre autres ceci: « 

Mon Jésus, je te chanterai toujours, j’élèverai la voix et danserai; tu es ma vie, tu es ma paix.

Je te demande l’intelligence et la perspicacité,

dans tout ce que je fais, je mets ma confiance en toi.

Secours les affligés et ceux qui font face à l’adversité,

que tous viennent à toi pour que tu les combles de ta paix.

Celle-ci me rappelle Bungwe, un des secteurs de la province du Nord où elle est originaire si je me souviens bien; et qui était ma principale zone d’attache pendant mes dernières années de travail au Rwanda. Je vous invite à suivre son rythme puisque je ne saurais la traduire convenablement.

Et voilà pour conclure cet article la pensée suivante:

« Il est temps de nous remettre en marche, à la recherche de la vivace racine qui existe en chacun de nous. »[1]

Paix et lumière,

Illuminée.

 

[1] Claudine Vincenot, Confidences des deux rivages, éditions Anne Carrière, 1999 (http://institut-iliade.com/abecedaire-europeen/lettre-r/)

 

 

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About Author

Auteure. Formation en techniques de travail social Plus de quinze ans d’expérience en animation de groupes sur le deuil, la gestion des émotions, le pardon , le projet de vie et la relation d'aide par l'approche de l'analyse transactionnelle. Animation des ateliers sur la communication interpersonnelle et interculturelle. Animation de groupes d'entraide auprès des personnes âgées.

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